Amerique du sud, Colombie, de l’or

By Bernard TRITZ, 09/12/2009 07:02

la côte pacifique colombienne à Cali

french Amerique du sud, Colombie, de l’or – La nouvelle ruée vers l’or – liberation.fr – Avec l’envolée du marché, les réserves inexploitées attisent la convoitise. En Colombie, un fleuve est le théâtre d’un afflux de chercheurs, 8000 mineurs et 250 pelleteuses creusent… C’est en février qu’un paysan a dégoté les premières pépites dans le petit fleuve côtier, près de la route qui mène de la côte pacifique colombienne à Cali. La rumeur s’est propagée le long de la double voie, vidant les fermettes de planches des environs, enflant d’espoir les bidonvilles du port tout proche de Buenaventura, puis rameutant les chercheurs de tout le pays : «Il y a de l’or dans le Dagua !» Aujourd’hui, ils seraient presque 8000 à fouiller les rives et le lit du cours d’eau, saccagé sur plus de 30 kilomètres. Adultes, adolescents, grands-pères et femmes enceintes tentent de disputer le trésor enfoui aux plus de 250 pelleteuses et dragues amenées par des mineurs plus riches. «Avec ces engins, ils arrivent à sortir plus de 20 kilos d’or en deux jours et demi», raconte avec admiration un des orpailleurs, Carlos Candelo. Le fleuve détourné de son lit, aux bords troués de cratères boueux, est une victime indirecte de la fièvre qui s’est emparée des marchés mondiaux du précieux métal. Les fourmis qui taraudent les flancs du Dagua suivent l’évolution des cours jour après jour. Dortoirs. Sous les bâches noires qui servent de dortoirs aux travailleurs ou de bureaux aux acheteurs, le gramme d’or a encore gagné 3000 pesos ces deux dernières semaines, à 55000 pesos (18,40 euros) – plus de deux journées de salaire minimum. La prostitution et les morts dus aux disputes ou aux éboulements semblent un moindre mal dans cette région où le chômage atteint 40 % de la population. Dans tout le pays, la fièvre du métal jaune s’étend : après une chute en 2006 et 2007, la production colombienne a décollé l’an dernier, et devrait augmenter d’un tiers cette année. «L’apogée du secteur est lié au bon comportement des prix internationaux», confirme le ministère des Mines. La Colombie, avec des réserves longtemps inexploitées, serait même, dans ce contexte, «le lieu de la prochaine ruée vers l’or», a prédit il y a quelques mois le directeur de la Chambre des mineurs de Colombie, Gerardo Cañas. Derrière les mineurs artisanaux, qui représenteraient 70 % de la production, les grandes entreprises sont attirées par le laxisme environnemental du gouvernement colombien. Il a, par exemple, autorisé la multinationale sud-africaine AngloGold Ashanti à entamer des explorations dans une réserve forestière située à 170 kilomètres de Bogotá. La mine potentielle, «plus grand gisement découvert au monde depuis dix ans», selon l’entreprise, est enfouie dans un páramo, écosystème andin d’altitude qui joue le rôle de château d’eau pour la région agricole. Mais ces débordements, il est vrai, font figure d’amusette à côté des ravages perpétrés par des pirates corrupteurs. Au cœur de la forêt tropicale du Chocó, sur la côte pacifique, une poignée d’aventuriers liés aux mafias et aux bandes armées, dont plusieurs Brésiliens, ont déjà saccagé la rivière Quito. Leur vingtaine de dragues a bouleversé le cours de l’eau, des tonnes de mercure ont empoisonné la faune, et l’effritement des rives a emporté des maisons du petit village proche. «Chaque fois que la police débarquait, les dragues disparaissaient dans un bras de rivière», témoigne un riverain. Il a fallu des mois de dénonciations dans la presse nationale pour que les engins soient enfin confisqués. Retrait. Les orpailleurs du Dagua, plus faibles et bien plus visibles près de leur axe routier, ont dû négocier leur retrait volontaire avant le 1er janvier, pour éviter une expulsion musclée. «Les pelleteuses vont reboucher les trous et redonner son lit au fleuve», promet le mineur Carlos Candelo, à la tête des discussions avec les autorités. Il espère obtenir une licence d’exploitation en règle pour son association d’orpailleurs, mais sait déjà qu’il devra lutter contre au moins une multinationale. Pour lui, le comble est que l’Etat qui les expulse a prélevé des impôts sur tout cet or «clandestin».
english South America, Colombia, gold – The new gold rush – liberation.fr – With the surging market, the untapped fuel the greed. In Colombia, a river is the scene of an influx of researchers, 8000 miners and 250 backhoe dig … In February a farmer dug up the first chip in the small coastal river, near the road leading from the Colombian Pacific coast to Cali. The rumor has spread along the dual carriageway, emptying the girders of the neighborhood boards, hope swelling slums of the nearby port of Buenaventura, and stirring up all the researchers across the country: “There’s Gold the dagger! “Today, they are almost 8000 to search the banks and beds of rivers and sacked over 30 kilometers. Adults, teenagers, grandfathers and mothers trying to play the treasure, buried more than 250 excavators and dredges brought by minors richer. “With these machines, they come out more than 20 kilos of gold in two days and a half,” says admiringly one of prospectors, Carlos Candelo. Diverted from the river bed, the perforated edges of muddy craters, is an indirect victim of the fever that has gripped the global markets the precious metal. The ants gnawing at the sides of Dagua after changing course every day. Dormitories. Under the black tarps that serve as dormitories for workers and office buyers, a gram of gold has still won 3000 pesos last two weeks, to 55,000 pesos (18.40 euros) – more than two days of minimum wage. Prostitution and deaths due to disputes or landslides seem a lesser evil in this region where unemployment reaches 40% of the population. Across the country, the fever of gold extends After falling in 2006 and 2007, Colombian production took off last year and should increase by one third this year. “The climax of the sector is linked to good performance in international prices,” confirms the Ministry of Mines. The British, with long untapped reserves, is even in this context, “the place of the next gold rush,” predicted a few months ago the director of the House of miners in Colombia, Gerardo Cañas. Behind the miners, who represent 70% of production, large firms are attracted by lax environmental Colombian government. It has, for example, authorized the multinational South African AngloGold Ashanti to begin exploration in a forest reserve located 170 kilometers from Bogota. The mine potential “largest oilfield discovered in the world for ten years, according to the company, is buried in the páramo ecosystem Andean altitude that acts as a water tower for the agricultural region. But these excesses, it is true, are set to pastime alongside the ravages perpetrated by hackers corrupting. At the heart of the rainforest of Chocó on the Pacific coast, a handful of adventurers related to mafias and gangs, many Brazilians have already trashed the river Quito. Their score of dredgers has changed the course of water, tons of mercury poisoning wildlife and shoreline erosion has washed away houses in the village nearby. “Whenever the police landed, dredges disappeared in a river, shows a local resident. It took months of accusations in the national press that the gears are finally confiscated. Withdrawal. The prospectors of Dagua, weaker and more visible near their road, had to negotiate voluntary retirement before 1 January, to avoid expulsion muscular. “The backhoe will reseal the holes and restore the river bed,” promised the minor Carlos Candelo, leading discussions with the authorities. He hopes to obtain a license in good standing for the association of gold miners, but already knows he will struggle against at least one multinational. For him, the height is that the State has taken them out of taxes on all that gold “illegal”.
german Südamerika, Kolumbien, Gold – Der neue Goldrausch – liberation.fr – Mit dem steigenden Markt, das ungenutzte Kraftstoff die Gier. In Kolumbien ist ein Fluss, der Schauplatz eines Zustroms von Forschern, 8000 Bergleute und 250 Baggerlader zu graben … Im Februar ein Bauer grub die erste Chip in der kleinen Küstenstadt Fluss, in der Nähe der Straße, die von der kolumbianischen Pazifikküste bis nach Cali. Das Gerücht hat auf der zweispurigen Straße zu verbreiten, Entleeren der Träger der Nachbarschaft Bretter, hoffe Schwellung Slums von dem nahegelegenen Hafen von Buenaventura, Rühren und alle die Forscher im ganzen Land: “There’s Gold den Dolch!” Heute sind sie fast 8000 bis an die Ufer von Flüssen und Betten Suche und plünderten über 30 km. Erwachsene, Jugendliche, Großväter und Mütter versuchen, den Schatz, mehr als 250 Bagger und Bagger durch Minderjährige reicher gebracht begraben zu spielen. “Mit diesen Maschinen, sie sind mehr als 20 Kilo Gold in zwei Tagen und einem halben kommen”, sagt bewundernd einer der Goldsucher, Carlos Candelo. Aus dem Flussbett umgeleitet wird das perforierte Kanten schlammigen Krater, eine indirekte Opfer das Fieber gepackt hat, dass die globalen Märkte des Edelmetalls. Die Ameisen nagen an den Seiten des Dagua nach dem Wechsel natürlich jeden Tag. Wohnheime. Unter dem schwarzen Planen, die als Schlafräume für die Arbeitnehmer und Büro Käufer, ein Gramm Gold zu dienen, hat noch 3000 Pesos letzten zwei Wochen gewonnen hat, auf 55.000 Pesos (18,40 Euro) – mehr als zwei Tage des Mindestlohns. Prostitution und Todesfälle aufgrund von Streitigkeiten oder Erdrutsche scheinen ein geringeres Übel in dieser Region, wo die Arbeitslosigkeit erreicht 40% der Bevölkerung. Im ganzen Land, das Fieber von Gold Nach einem Rückgang im Jahr 2006 und 2007 erweitert, nahm kolumbianischen Produktion im vergangenen Jahr aus und sollte um ein Drittel in diesem Jahr zu erhöhen. “Der Höhepunkt des Sektors für gute Leistungen in der internationalen Preisen verbunden ist”, bestätigt das Ministerium für Bergbau. Die Briten, die mit langen ungenutzte Reserven, ist auch in diesem Zusammenhang, “der Ort der nächsten Goldrausch”, prophezeite vor ein paar Monaten der Direktor des Hauses der Bergleute in Kolumbien, Gerardo Cañas. Hinter der Bergleute, die 70% der Produktion ausmachen, sind große Unternehmen durch eine laxe Umwelt kolumbianische Regierung angezogen. Es ist zum Beispiel, ermächtigte der multinationalen südafrikanischen AngloGold Ashanti auf Explorations in ein Waldreservat liegt 170 Kilometer von Bogota beginnen. Die Mine Potenzial “größte Ölfeld der Welt entdeckt, für zehn Jahre, nach Angaben des Unternehmens, wird in der Anden-Paramo Ökosystem begraben Höhe, wirkt wie ein Wasserturm für die landwirtschaftlich geprägten Region. Aber die Exzesse, es ist wahr, sind Zeitvertreib gesetzt Neben den Verwüstungen durch Hacker verderben verübt werden. Im Herzen des Regenwaldes von Chocó an der Pazifikküste, eine Handvoll Abenteurer, die Mafia und Banden Zusammenhang haben viele Brasilianer bereits im Papierkorb des Flusses Quito. Die Gäste der Bagger hat den Kurs des Wassers verändert , hat Tonnen von Quecksilbervergiftung Tier-und Küstenerosion weggespült Häuser des Dorfes in der Nähe. “Wenn die Polizei gelandet, verschwand Bagger in einem Fluss, zeigt ein lokaler Wohnsitz hat. Es dauerte Monate Anschuldigungen in der nationalen Presse, dass die Zahnräder sind schließlich beschlagnahmt. Rücktritt. Die Goldsucher von Dagua, schwächer und sichtbar in der Nähe ihrer Straße, hatte mit einem freiwilligen Ausscheiden vor dem 1. Januar zu verhandeln, um zu verhindern Vertreibung muskulös. “Der Baggerlöffel werden die Löcher wieder verschließen und zur Wiederherstellung des Flussbettes,” versprach der kleine Carlos Candelo, das führende Gespräche mit den Behörden. Er hofft, eine Lizenz für das gute Ansehen der Vereinigung der Goldgräber zu erhalten, aber schon weiß, daß er gegen mindestens eine multinationale Kampf. Für ihn ist die Höhe, dass der Staat ihnen aus Steuern getroffen hat, auf all das Gold “illegal”.
spanish América del Sur, Colombia, – La fiebre del oro del oro nuevo – liberation.fr – Con el mercado en alza, el combustible sin explotar la codicia. En Colombia, un río es el escenario de la llegada de los investigadores, 8000 mineros y 250 cavar retroexcavadora … En febrero, un agricultor desenterró el primer chip en la costa del río Chico, cerca de la carretera de la costa del Pacífico de Colombia en Cali. El rumor se ha extendido a lo largo de la autovía, el vaciado de las vigas de las juntas de vecinos, barrios hinchazón de la esperanza del cercano puerto de Buenaventura, y agitando a todos los investigadores de todo el país: “Hay de Oro de la daga!” Hoy en día, son casi 8000 para buscar los bancos y lechos de ríos y saqueado más de 30 kilómetros. Adultos, adolescentes, abuelos y madres que intentan reproducir el tesoro, enterrado a más de 250 excavadoras y dragas interpuesto por más ricos menores de edad. “Con estas máquinas, que salen más de 20 kilos de oro en dos días y medio”, dice con admiración uno de los buscadores, Carlos Candelo. Desviado del cauce del río, los bordes de los cráteres de barro perforado, es una víctima indirecta de la fiebre que se ha apoderado de los mercados mundiales del metal precioso. Las hormigas royendo a los lados de Dagua después de cambiar el curso de cada día. Dormitorios. Bajo las lonas negro que sirven como dormitorios para los trabajadores y los compradores de oficinas, un gramo de oro tiene aún así ganó 3000 pesos últimas dos semanas, a 55.000 pesos (18,40 euros) – más de dos días de salario mínimo. La prostitución y las muertes debidas a conflictos o deslizamientos de tierra parece un mal menor en esta región donde el desempleo alcanza el 40% de la población. En todo el país, la fiebre del oro se extiende Después de caer en 2006 y 2007, la producción colombiana se quitó el año pasado y debería aumentar en un tercio de este año. “El punto culminante del sector está vinculado al buen comportamiento de los precios internacionales”, confirma el Ministerio de Minas. Los británicos, con una larga reservas sin explotar, incluso en este contexto, “el lugar de la fiebre del oro que viene”, predijo hace unos meses el director de la Cámara de los mineros en Colombia, Gerardo Cañas. Detrás de los mineros, que representan el 70% de la producción, las grandes empresas se sienten atraídos por laxitud del gobierno colombiano del medio ambiente. Tiene, por ejemplo, autorizó a la multinacional sudafricana AngloGold Ashanti para comenzar la exploración en una reserva forestal situada a 170 kilómetros de Bogotá. El potencial de minas “más grande yacimiento descubierto en el mundo durante diez años, según la empresa, está enterrado en el ecosistema de páramo andino de altura que actúa como una torre de agua para la región agrícola. Pero estos excesos, es cierto, se establecen en pasatiempo junto con los estragos perpetrados por los hackers de corrupción. En el corazón de la selva del Chocó, en la costa del Pacífico, un puñado de aventureros respecta a mafias y pandillas, muchos brasileños ya han destrozado el río Quito. Su puntuación de dragas ha cambiado el curso de agua , toneladas de mercurio el envenenamiento de la fauna silvestre y la erosión del litoral ha arrasado las casas en el pueblo cercano. “Siempre que la policía desembarcó, dragas desapareció en un río, muestra un residente local. Hicieron falta meses de acusaciones en la prensa nacional que los engranajes son finalmente decomisados. Retiro. Los buscadores de Dagua, más débil y más visible cerca de la carretera, tuvieron que negociar la jubilación voluntaria antes del 1 de enero, para evitar la expulsión muscular. “La retroexcavadora se vuelva a sellar los agujeros y restaurar el cauce del río”, prometió el menor Carlos Candelo, debates previos con las autoridades. Tiene la esperanza de obtener una licencia en buena posición para la asociación de mineros de oro, pero ya se sabe que va a la lucha contra al menos una multinacional. Para él, la altura es que el Estado ha sacado de los impuestos sobre los que el oro “ilegal”.

3 Responses to “Amerique du sud, Colombie, de l’or”

  1. Une ruée vers l’or, un nouvel eldorado, objet de toutes les convoitises…

  2. [...] Original post by Bernard TRITZ [...]

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